Depuis quelques mois le billet propose une note exposant un fragment d’œuvres que l’exposition à venir « Paysages liquides » fait émerger. Le nom poétique de cette prochaine manifestation, évoque le dessillement des paupières, le crochet de la réalité. La poésie est donc souvent convoquée, elle devient force.

Nous avons rendez-vous avec le poète américain Richard Brautigan (1935-1984) qui fut un poète tout à fait novateur durant la période Hippie et Beatnik en Amérique du Nord. Figure de la contre-culture d’alors, il restera cependant considéré comme un écrivain mineur. Le temps agissant comme un révélateur, ce poète génial est redécouvert et admiré par notre époque contemporaine. Son humour et sa mélancolie marquent le lectorat. Ici, Brautigan nous invite à rencontrer Baudelaire et Jésus. Tout est permis.

Le billet suggère ce partage pour nous conduire sensiblement vers 2020.

En vous souhaitant de très belles fêtes de fin d’année.

HSV

L’auto-stoppeur de Galilée (1966), Partie 1

Baudelaire conduisait

un modèle A

à travers la Galilée

Il prit un

auto-stoppeur nommé

Jésus qui s’était

tenu au milieu

d’un banc de poissons,

leur donnant des morceaux

de pain à manger.

« Où est-ce que vous allez ? »

demanda

Jésus en s’asseyant

sur le siège

avant.

« Anywhere, anywhere

out of this world !»

s’écria

Baudelaire

« Je vais avec vous

jusqu’au

Golgotha »,

dit Jésus.

« J’ai une place réservée

pour le carnaval

là-bas, et je

ne dois pas être

en retard. »

C’est tout ce que j’ai à déclarer. Castor Astral.

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